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Les Arabes d’Andalousie apportèrent l’art et le savoir d’une civilisation à l’apogée de sa gloire. Le quartier des Andalous saisit par sa splendeur et par la profusion de ses édifices. Les palais rivalisent d’ornements : boiseries sculptées, bronzes ciselés, zelliges polychromes, moucharabiehs, colonnes et plâtres sculptés…
A deux pas, la porte monumentale de la Mosquée des Andalous invite les fidèles au recueillement. Signalée par son minaret vert et blanc, la Médersa el Sahrij (construite en l’an 1321) semble ruisseler de sa luxueuse décoration. Toutes les médersas abritent une cour pavée de marbre ou d’onyx qu’on aperçoit par les portes entrouvertes comme un sanctuaire de lumière. Par une fenêtre s’échappent des voix d’enfants qui psalmodient. Prêtez l’oreille et vous entendrez vibrer, comme des cordes, les liens qui unissent un peuple à sa culture, la terre au ciel, la matière à l’esprit.
Fès, décidément capitale, est aussi la capitale de la gastronomie. C’est le berceau de la pastilla légendaire et succulente : une pâte feuilletée aussi légère qu’un papier de soie renfermant un subtil hachis de pigeon, de sucre, d’amandes et d’épices. Et puis, en flânant dans les rues, si vous rencontrez un vendeur de nougat, n’hésitez pas, arrêtez-vous pour goûter.
Près de l’admirable médersa Bou Inania, le musée du Dar-Batha regorge de trésors. Admirez la collection des céramiques, les plus belles du Maroc sont dues à la technique et à l’art fassis. Le célèbre “bleu de Fès” sert généralement de fond au décor, où s’enchevêtrent des motifs géométriques ou stylisés variés à l’infini.
À la ville de Sefrou, au mois de juin, les habitants fêtent le retour des cerises. Une procession se rend au tombeau du prophète Daniel. Une savoureuse occasion de découvrir le folklore vivant du Moyen-Atlas : Joyeux tumulte de la fantasia suivi par des chants et des danses paysannes.
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